Traitement en série
Tout le signal traverse chaque étape. L’ordre des plugins change le résultat.
10 · ROUTING & MIXING
Dès qu’un signal emprunte deux chemins, leurs niveaux, phases, délais et traitements se rencontrent à la sommation.
INSERT, SEND, BUS
Tout le signal traverse chaque étape. L’ordre des plugins change le résultat.
Une copie est transformée puis recombinée avec le chemin direct.
Plusieurs pistes rejoignent un groupe, un auxiliaire ou la sortie principale.
Un send pré-fader reste indépendant du fader de piste. Un send post-fader suit son niveau. Le choix dépend de la fonction : mix casque, effet partagé ou traitement créatif.
Les noms changent : piste auxiliaire, piste de retour, canal FX, bus… Le principe est le même partout : une piste qui ne contient pas de clips et qui reçoit le signal d’autres pistes.
Nommer chaque piste, regrouper par famille (batterie, basses, guitares, voix). Un routage se lit d’abord dans les noms.
Un bus par famille, puis changer la sortie des pistes vers lui. Le bus sort vers le Master. Une piste dossier peut faire ce travail selon la DAW.
Une réverbe courte, une longue, un délai : chacun sur sa piste de retour, plugin à 100 % wet. Le son direct reste sur les pistes.
Post-fader pour les effets : la réverbe suit le niveau de la piste. Le fader du retour règle la quantité globale d’effet.
À la prise : départs pré-fader vers une sortie physique de l’interface. Le musicien garde son équilibre, quoi qu’on fasse au mix.
Dans le plugin, choisir la source de la clé. Vérifier en solo que la réduction de gain suit bien la source.
Marquer les retours d’effets « solo safe » (ou utiliser un solo « en place » qui les garde) : un solo fait alors entendre la piste avec ses effets.
Rien ne doit y arriver deux fois. Muter chaque bus un par un : ce qui reste audible doit pouvoir s’expliquer.
Enregistrer la session vide comme modèle (template) : bus, retours et couleurs sont prêts au prochain projet.
Choisis une mission et règle la table de mixage : inserts, départs, sorties, clé de sidechain, solo. Les conditions se cochent quand elles sont justes, et « Ce que tu entends » décrit l’effet de chaque erreur. Les réglages de départ contiennent deux pièges fréquents.
Le retour renvoie aussi le son direct : la piste arrive deux fois, plus forte, parfois creusée par la latence du plugin.
Le mix du musicien s’additionne au mix principal, et le musicien n’a toujours rien dans le casque.
Le fader est en bas et la réverbe continue : le départ ne suit pas le fader.
On juge la voix sèche alors qu’elle sonnera avec sa réverbe. On règle le solo safe sur les retours.
La voix passe par le bus batterie et pompe avec sa compression. Une sortie mal choisie ne s’entend pas toujours tout de suite.
Un départ d’un retour vers ce même retour, ou vers un bus qui y revient. Certaines DAW l’interdisent, d’autres laissent le son s’emballer.
LABORATOIRE
Le chemin parallèle est coupé au départ. Ajoute-le, puis introduis un délai pour faire apparaître le peigne.
Le chemin parallèle est coupé : la réponse reste inchangée.
PAN LAW
Une source mono panoramiquée au centre alimente les deux canaux. Selon la loi de panoramique, chaque côté est atténué pour éviter que le centre paraisse excessivement fort.
Le panoramique (pan) répartit une source mono. La balance réduit l’un des deux canaux d’une source déjà stéréo : ce ne sont pas les mêmes opérations.
DELAY COMPENSATION & SIDECHAIN
Certains plugins analysent à l’avance (look-ahead) ou suréchantillonnent. La compensation de délai décale les autres pistes pour préserver leur alignement à la lecture.
La DAW additionne les latences déclarées et retarde les chemins plus courts.
On ne peut pas entendre avant que le son arrive : une latence réelle subsiste pendant le jeu.
Le signal de commande peut nécessiter son propre routage et son propre alignement.
FREEZE · BOUNCE IN PLACE · PRINT
Un instrument virtuel et ses plugins recalculent le son à chaque lecture. On peut faire calculer ce résultat une fois pour toutes, dans un fichier audio : pour soulager le processeur, pour s’engager sur un choix au lieu de tout garder ouvert, ou pour éditer le son comme de l’audio (couper, inverser, étirer). Plusieurs opérations voisines existent ; elles diffèrent par ce qu’elles transforment, ce qu’elles laissent actif et ce qu’elles permettent de défaire.
Un calcul temporaire pour libérer le processeur. On dégèle pour modifier les notes ou les réglages.
Souvent appelé Freeze.
Un vrai fichier audio remplace la piste dans le projet ; l’original reste désactivé, au cas où.
Selon les logiciels : Bounce in Place, Render in Place, Commit, Freeze & Flatten, transformer en audio…
Enregistrer en temps réel ce qui sort d’une piste, d’un bus, d’un effet ou d’un synthé matériel, comme une prise.
Indispensable pour le matériel : son réglage n’est pas rappelé par le projet.
Un fichier placé hors du projet : le mix entier, ou des stems pour un autre studio.
Voir Formats et livraison.